Conctact
Devis particulier

Galerie photos

Tests menuiserie

Devis revendeur

Devis particulier

Espace réservé



Actualités Vie de l'entreprise

Frank Mathis, la jeunesse du bois


Frank Mathis, la jeunesse du bois

 

Président de l'entreprise familiale de Muttersholtz, aux profondes racines historiques, Frank Mathis incarne la jeunesse et le renouvellement des entrepreneurs régionaux.

 

 Le bois sous toutes ses formes a ses apôtres plus ou moins inspirés. Frank Mathis, 46 ans, en fait sans doute partie, qui n'hésite pas à proclamer une forme de credo devant un public de dirigeants d'entreprise réunis dans ses murs par les Apéros du Management : « Le bois est le seul matériau de construction naturellement renouvelable. Le bois a juste besoin de soleil et d'eau, c'est magique ! C'est un don de Dieu, un matériau qui a déjà sauvé l'humanité avec l'arche de Noé ». D'un naturel réservé et chaleureux, adepte d'un humour plus anglo-saxon que latin, le président de l'entreprise familiale de Muttersholtz ne fait pas mystère de croire, sans en faire un étendard.

 « Concentré sur la reconstruction » 

 

De la foi chevillée au corps, mais surtout en l'homme et en sa bonne étoile, il lui en a fallu quelques stères depuis qu'il a repris, en 1999, les commandes de l'entreprise que lui cède son père Paul-Henri. A l'époque, Mathis vit encore douloureusement les conséquences financières désastreuses du chantier du Centre de culture kanake Jean-Marie Tjibaou, en Nouvelle-Calédonie, un des « grands projets » du président François Mitterrand. Conçu par Renzo Piano, l'ensemble est une extraordinaire référence pour le bois lamellé collé et sa richesse expressive. Pour la PME du Centre Alsace, le projet de rêve se muera en un long cauchemar provoqué par les coûts disproportionnés du chantier et des défauts de paiement. Après treize ans de procédures, Mathis n'a toujours pas été entièrement indemnisée. Si elle l'est un jour... Du jamais vu dans cette entreprise ayant pignon sur rue depuis 1875.
 « C'est mon père qui a continué à suivre ce dossier. Pour ma part, je me suis concentré sur la reconstruction de l'entreprise », dit aujourd'hui Frank Mathis. Avec quelque succès puisque l'affaire, forte de 190 collaborateurs, a plus que doublé ses effectifs en dix ans et réalisé 40 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2009. Le leader français du lamellé-collé a connu plusieurs années de croissance à deux chiffres, sauf en 2009, bien sûr. Mais 2010 s'annonce plus prometteuse.

« Une direction plus collégiale »

 

 « J'ai voulu une direction plus collégiale, je suis très transparent avec les salariés, y compris au comité d'entreprise. En 1999, nous n'avions plus de bureau d'études ni d'agences de travaux. J'ai créé tout cela, et on m'a parfois regardé d'un drôle d'air », dit l'industriel. Qui sait parfaitement que tout peut être sous-traité et que l'entreprise plus que séculaire, connue pour avoir participé à la reconstruction du Haut-Koenigsbourg pourrait se contenter d'un rôle d'intermédiaire. Frank Mathis n'en veut pas : « A force de sous-traiter, on n'est plus rien ! Nous devons être proches de nos clients finaux, sur les chantiers, et en même temps investir dans des moyens de production devenus très capitalistiques ». C'est le cas à Muttersholtz où les investissements vont se poursuivre sous la houlette du directeur industriel, Eric de Taddeo, un homme venu de l'industrie automobile. D'autres profils atypiques, comme le Sciences Po Jean Howiller, sont venus renforcer la direction.
 Aux yeux de Frank Mathis, après une décennie aux commandes, la grande affaire de sa vie reste la transmission de l'entreprise : « J'hésitais, je souhaitais voyager, j'avais envie de travailler ailleurs, je me serais plutôt vu dans l'exploitation forestière », dit ce diplômé de l'École du bois de Mouchard et de l'École de commerce de Saint-Dié. Précisant, l'oeil rieur : « Je n'étais pas un élève très brillant, je crois ». Il répond néanmoins à l'appel de Paul-Henri qui souhaite lui passer la main : « La succession s'est très bien passée, alors que mon père, lui, avait vécu une situation plus difficile... »

« Un métier exaltant mais dur »

 Dans le cadre fiscal français, une succession d'entreprise est financièrement très lourde à assumer, les héritiers passant une bonne partie de leur carrière à payer le rachat, avant de songer à transmettre. C'est ce qui explique que tant de PME familiales se fassent absorber par des groupes, faisant de Mathis un cas rare : « J'ai trois enfants, je ne ferai pas pression sur eux », assure le chef d'entreprise.
 Chef d'entreprise dévoué et convaincu, un métier qu'il juge « exaltant mais dur », Frank Mathis défend sans concession ses jardins secrets : la famille, la lecture et les soirées théâtrales, le sport assez intensément. Ses mandats collectifs sont limités à sa branche, dans la filière bois où il s'engage lorsqu'il trouve du sens et se sent utile : « J'aimerais bien avoir une vie de famille normale... J'ai besoin d'un équilibre, trouver des ressources. Nous sommes dans des métiers où il faut faire preuve d'imagination. Et c'est à moi de chercher des idées nouvelles ».


Retour
info@bieber-bois.com -  Infos légales
Partenaire Habitat : Eco Pret