Le matériau bois, matière première des fenêtres et portes BIEBER
La filière Forêt Bois participe activement au développement et à l’aménagement du territoire national. Elle emploie près de 500 000 personnes et réalise un chiffre d’affaires d’environ 60 milliards d’euros. Elle est constituée de forestiers, d’entreprises spécialisées, d’experts et d’élus, responsables et conscients de leur rôle d’aménageur de l’espace rural et de la richesse qu’ils apportent aux territoires de France. Ses responsables sont soucieux du développement durable du patrimoine forestier français et ont pour objectif de développer l’usage du bois et de dynamiser la filière et son industrie.
Le bois, respectueux de l’environnement, offre en effet un matériau noble, renouvelable, moderne et confortable à tous ceux qui osent le choisir. Face à des pratiques irresponsables dans certaines forêts du monde, la filière Forêt Bois française se veut exemplaire en proposant au travers de son patrimoine forestier en augmentation et amélioration constantes - depuis plus de deux siècles- des produits innovants et des alternatives économiques et écologiques sur ses marchés.
Gérée durablement, la forêt est une source de récolte raisonnée du matériau bois. Elle est également un lieu essentiel à la vie des hommes et fondamentalement indispensable à l’équilibre de la planète.
Les membres de France Bois Forêt sont des organisations professionnelles. France Bois Forêt a pour ambition de promouvoir le développement économique de toute la filière par une plus grande utilisation du matériau bois par le grand public, les professionnels et les nombreux secteurs de l’économie Française. Elle travaille également à valoriser les métiers forestiers et la place qu’occupe la forêt Française dans les politiques environnementales par son rôle dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
L’objectif de France Bois Forêt est de promouvoir l’utilisation de la ressource forestière nationale et l’emploi du bois par des actions d’information et de communication :
=> sur les atouts du bois afin d’accroître la demande en bois au profit des producteurs et transformateurs de => bois
=> sur les indicateurs économiques plus complets, plus clairs et plus lisibles, ceci afin de permettre à chaque acteur de la filière d’apprécier le marché et de suivre l’offre et la demande,
=> sur la mobilisation des acteurs nationaux - professionnels ou élus- concernés pour leur permettre de mieux coordonner leur action.
Notre missions de menuisier : La valorisation et la promotion des forêts et des bois
Les forêts absorbent une partie du carbone émis dans l’atmosphère. Une forêt en croissance stocke du gaz carbonique et libère de l’oxygène.
C’est un “puits de carbone”.
Une maison construite avec 20 m3 de bois stocke 20 tonnes de gaz carbonique ! Utiliser le bois comme matériau, comme pour l’achat de fenêtres bois ou mixte BIEBER c’est lutter contre l’effet de serre.
Consommer du bois pour les portes et fenêtres, c’est agir positivement pour la lutte contre le changement climatique. La grande variété d’essences forestières disponibles en France constitue un potentiel d’offre commerciale exceptionnel et original, alliant essences de production de masse pour les sciages notamment et bois pour des marchés de niche.
Tout cela grâce à l’ensemble des producteurs forestiers et à un tissu d’entreprises variées implantées sur tout le territoire national.
Le premier objectif est de promouvoir les forêts et le bois en améliorant la compétitivité et les performances de ses entreprises.
Le bois est un matériau fondamental pour le développement durable de l’économie française.
Lorsqu’un arbre est récolté il se renouvelle dans un délai de moins de 100 ans, alors qu’il faut plusieurs millions d’années pour produire un litre de pétrole.
Le bois fixe le dioxyde de carbone dans l’air et contribue à limiter la quantité de gaz à effet de serre.
Le bois est un matériau qui demande très peu d’énergie pour sa mise en œuvre.
Par opposition à d’autres produits comme le ciment, le plastique ou l’acier qui nécessitent beaucoup plus d’effort et d’énergie pour leur production.
Ainsi dans le cadre de sa responsabilité sociale, BIEBER menuiserie portes et fenêtres veut transmettre aux générations futures un patrimoine naturel et des valeurs citoyennes respectueuses de l’environnement et des besoins de la planète.
Les fonctions écologiques de la forêt
La forêt : un équilibre écologique riche et fragile
La forêt présente une grande diversité biologique végétale et animale. Il existe en France 136 espèces d’arbres (76 feuillues et 60 résineuses).
Écosystème naturel complexe, la forêt abrite une multitude d’organismes vivants : arbres, autres végétaux, animaux de toutes tailles dans des milieux très divers.
Gérer cet équilibre pour mieux le protéger, c’est le travail des forestiers.
La forêt protège les sols et améliore la qualité de l’eau.
Les forêts contribuent à la stabilité des sols par la fixation des racines, notamment dans le maintien des versants en montagne, mais aussi en plaine et sur les plateaux vallonnés.
Les forêts contribuent également à l’assainissement des eaux et à la régularisation du régime des crues, par les litières forestières et les sols aérés par les racines qui agissent à la fois comme un filtre et comme une éponge.
La forêt contribue à la lutte contre le changement climatique
Les forêts absorbent une partie du carbone émis dans l’atmosphère par les activités humaines. 85% du carbone stocké dans la végétation l’est par les forêts. Une forêt en croissance stocke du gaz carbonique et libère de l’oxygène. C’est un “puits de carbone”. Une fois coupé, le bois, utilisé comme matériau, continue de « piéger » le gaz carbonique dont l’arbre a eu besoin pour pousser. Ainsi une maison construite avec 20 m3 de bois stocke 20 tonnes de gaz carbonique ! Une forêt exploitée et renouvelée est donc un excellent moyen de lutte contre l’effet de serre !
Une forêt accueillante
Les forêts f sont des lieux privilégiés de loisirs, de détente, de tourisme, de découverte de la faune et de la flore et des paysages. Chaque année, les forêts françaises reçoivent des centaines de millions de visites.
La forêt rend de nombreux services à la société, de nature écologique et sociale. On lui demande par exemple d’être à la fois un lieu de détente et un lieu de protection des espèces. Ces fonctions qui semblent aller de soi nécessitent en fait l’intervention des forestiers (ouverture, sécurisation des chemins...). Le promeneur en forêt ne doit pas oublier qu’en tout endroit de la forêt, il y a un propriétaire, privé ou public. Quand on se promène en forêt, on se promène donc chez quelqu’un ! Le promeneur doit être respectueux de ces lieux.
L’accueil du public est la règle en forêt publique mais également en forêt privée. Près de neuf propriétaires sur dix laissent l’accès libre à leurs bois.
Les fonctions économiques de la forêt
La filière bois en France, c’est 425 000 emplois. La forêt constitue un enjeu d’avenir pour notre pays par son potentiel économique et social.
Elle rend de nombreux services à la société. En plus de ses fonctions écologiques, elle fournit du bois et des emplois en France.
Le propriétaire forestier est le premier maillon d’une filière de 425 000 emplois en France. A titre de comparaison, le secteur de l’automobile emploie 285 000 personnes en France.
Ces 425 000 personnes sont employées dans l’exploitation forestière, les scieries, le travail du bois (meubles, papiers, cartons…), la mise en œuvre du bois (charpente, menuiserie, agencement), les organismes de la forêt privée et l’Office national des forêts.
Le chiffre d’affaires de la filière bois est de 60 milliards d’euros par an.
La gestion durable de la forêt
La gestion durable de la forêt
La forêt française est le résultat du travail et de l’investissement des forestiers, mais aussi de ceux qui permettent le renouvellement de la forêt en employant le bois : bûcherons, scieurs, charpentiers, menuisiers, fabricants de meubles ou de papier. Ils ne gèrent pas la forêt au coup par coup. Au contraire, la forêt française est gérée durablement depuis toujours. Cette gestion a permis d’obtenir une des plus grandes et des plus belles forêts d’Europe.
Le concept de gestion durable des forêts réunit les principes de respect de l’environnement, de bien-être social et d’équilibre économique, pour les populations d’aujourd’hui et pour les générations futures. La gestion durable signifie la gérance et l’utilisation des forêts et des terrains boisés, d’une manière et à une intensité telles qu’elles maintiennent leur diversité biologique, leur productivité, leur capacité de régénération, leur vitalité et leur capacité à satisfaire ses besoins et les besoins des hommes, actuellement et pour le futur.
Gérer durablement la forêt, c’est tout mettre en œuvre pour la préserver et pour la transmettre aux générations futures.
L ’éco certification des forêts, la preuve d’une gestion forestière durable
La certification offre la garantie aux consommateurs, que les produits qu’ils achètent, proviennent de forêts gérées durablement. Cette éco certification du bois englobe l’ensemble du processus, de la forêt jusqu’au magasin de bricolage, pour attester que le bois en question provient bien de forêts gérées durablement. Les systèmes les plus répandus dans le monde sont PEFC et le FSC. PEFC et FSC, c’est plus de 4 millions d’ha de forêts certifiées en France.
Plus de 4 millions d’ha de forêts françaises certifiées (100% des forêts domaniales – soit 1,5 million d’ha -, 50% des forêts communales – soit 1,3 million d’ha - et près de 20% des forêts privées – soit 1,5 million d’ha).
Le bois, éco matériau par excellence
Le bois est un matériau naturel, écologique et renouvelable. Grâce à une bonne gestion forestière, il est inépuisable.
Source d’innovations industrielles, il donne naissance à de nouveaux produits bois et matériaux composites performants. (fenêtres et portes BIEBER)
Esthétique, il sait épouser toutes les formes, prendre toutes les couleurs et se marie avec élégance à de nombreux matériaux.
Ce matériau high-tech permet à la créativité des architectes et des créateurs de s’exprimer. Produit grâce au travail des sylviculteurs, le bois répond aux nouveaux besoins de nos sociétés et aux enjeux du développement durable.
Écologique et renouvelable, robuste et élégant : le bois est un matériau d’avenir !
L’énergie bois : le combustible domestique de demain
- Le bois est une source d’énergie renouvelable qui se substitue aux énergies fossiles dont les ressources sont limitées (pétrole, gaz, charbon).
L’énergie bois :
=> est un combustible compétitif car son prix n’est pas soumis aux fluctuations des cours internationaux, des monnaies et des carburants,
=> constitue une excellente valorisation des petits produits de la filière (bois d’éclaircie, forêt malade ou brûlée, rémanents d’exploitation forestière) sous forme de bûches ou de plaquettes forestières,
participe à la gestion rationnelle des forêts et donc à la qualité des paysages et au maintien des équilibres hydrologiques et climatiques.
Utiliser du bois fait du bien à nos forêts !
Couper du bois, ce n’est pas tuer la forêt, mais simplement accompagner son développement.
Le forestier est à la fois un technicien et un amoureux de la forêt dont il prend soin au quotidien.
Lorsqu’il coupe des arbres, le forestier met en œuvre le renouvellement des forêts.
Les éclaircies favorisent la croissance des plus beaux arbres ; elles sont nécessaires à son équilibre.
En France, la récolte annuelle de bois est inférieure à la production biologique de la forêt.
On ne récolte au plus que 60% de ce qui pousse chaque année.
La forêt, celle où l’on aime se promener, résulte ainsi de l’action conjuguée de l’homme et de la nature.
Le papier une chance pour la forêt. En France, seuls les bois d’éclaircie, les branches et les sous-produits du sciage sont utilisés pour la fabrication du papier. En permettant l’enlèvement de ces petits bois, le papier devient une chance pour la forêt : il permet d’effectuer, dans les jeunes peuplements, des travaux qui favorisent sa croissance.
Consommer du papier ne nuit pas à la forêt, au contraire !
Mais gardons-nous de le gaspiller !
Vive le bois !
Partout dans notre vie quotidienne, le bois est présent.
C’est une matière première indispensable à l’homme.
Il a des qualités remarquables, il est écologique et renouvelable. C’est une chance pour les hommes et pour la forêt. Une forêt gérée durablement, permet en même temps, d’assurer le renouvellement de la forêt et de satisfaire les besoins des hommes.
Donc les fenêtres et portes BIEBER en bois sont fabriquées à partir d’une matière naturelle, chaleureuse et surtout respectueuse de l’environnement.
Parce que le bois préserve l’écosystème en stockant le gaz carbonique de l’air. Ressource naturelle et renouvelable, le bois issu de forêts gérées durablement progresse : 40 000 hectare de forêt supplémentaires chaque année en France. Parce que le bois, excellent isolant thermique, est idéal pour réduire les dépenses énergétiques. Chaleureux et confortable, le bois est agréable à vivre. Parce que le bois est noble et moderne, il s’adapte à tous nos besoins. Décoration, rénovation, construction… parce que récolter le bois permet le renouvellement de la forêt, choisir le bois, c’est favoriser l’entretien et l’essor de nos forêts. Ensemble agissons pour le développement ainsi que la gestion durable de la filière bois.
La forêt française couvre plus d’un quart du territoire de l’Hexagone. C’est le résultat de deux siècles d’une politique d’aménagement volontariste.
UN PEU D’HISTOIRE…
Au temps des Gaulois, on l’appelait la « Gaule chevelue ». La France était en effet, à l’époque, recouverte de forêts. Mais au cours des siècles, les défrichements successifs ont largement entamé ce boisement : au Moyen Âge, d’abord, puis dans une moindre mesure aux XVIe et XVIIe siècles et enfin au XVIIIe siècle, avec le développement des manufactures et l’amorce de la première révolution industrielle.
C’est ainsi qu’à la Révolution française, les forêts ne couvraient plus que 15 % de la surface de notre pays. Au début du XIXe siècle, l’État décida donc de prendre des mesures pour relancer le développement de la forêt. Un nouveau code forestier (qui réglementel’exploitation des forêts) fut promulgué, l’École des Eaux et Forêts fut créée, et on lança un plan de reboisement de quatre grandes zones : les massifs montagneux (Alpes, Pyrénées…), les Landes, la Sologne et la Champagne. Depuis, la forêt ne cesse de grandir en France. Les pertes dues aux deux conflits mondiaux ont été comblées grâce à l’action du Fonds Forestier National, créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1946. En moins de deux siècles, on a ainsi assisté à un doublement de la surface boisée, puisque aujourd’hui les forêts s’étendent sur 28 % de notre territoire. Et chaque année, leur superficie augmente de 50 000 hectares !
UNE FORÊT VARIÉE ET GÉRÉE AVEC SOIN
Les arbres feuillus (chêne, hêtre, châtaignier…) représentent aujourd’hui deux tiers de la forêt française. Les
résineux (épicéa, pin, sapin) comptent pour un tiers. Sur 15,5 millions d’hectares de forêts, 11 millions appartiennent à des propriétaires privés. Mais que la forêt soit publique ou privée, le rôle du forestier (ou sylviculteur) est le même : prendre soin de ce patrimoine. Car une forêt demande beaucoup d’entretien !
Le forestier débroussaille, coupe les vieux arbres, en plante de nouveaux, fait des récoltes intermédiaires
pour laisser pousser les meilleurs plants… Les forêts dans lesquelles on aime se promener « en pleine nature » sont en fait le résultat d’un long travail !
LA FORÊT DANS L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE
L’accueil du public est, en effet, l’un des rôles de la forêt. Pour ne donner qu’un exemple, la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne) accueille chaque année 13 millions de visiteurs. Mais c’est loin d’être la seule fonction de la forêt, bien entendu. Elle joue un rôle essentiel dans le maintien d’une activité économique en milieu rural : la filière bois représente pas moins de 430 000 emplois. En montagne, la forêt a aussi une fonction de protection : elle maintient la stabilité des sols pentus et contribue à éviter les avalanches. Enfin, son rôle dans la préservation de la biodiversité est essentiel.
La forêt française couvre plus d’un quart du territoire de l’Hexagone. C’est le résultat de deux siècles d’une politique d’aménagement volontariste.
UN RÔLE ÉCOLOGIQUE
Il faut aussi souligner le rôle important que joue la forêt dans la limitation des émissions de gaz à effet de serre. Et ceci par plusieurs mécanismes, à différents stades de sa vie et de son exploitation :
D’abord, les jeunes arbres doivent absorber du carbone pour grandir. Ils « purifient » donc l’atmosphère en capturant le carbone qu’elle contient. On parle de « puits de carbone ». Pendant leur croissance, les arbres rejettent, en outre, de l’oxygène dans l’atmosphère par le mécanisme de la photosynthèse.
- Tant que le bois est valorisé (sous forme de meuble, parquet ou autre), il continue de stocker le carbone.
- Enfin, utilisé comme source d’énergie et brûlé, il ne fait que restituer dans l’atmosphère la quantité de carbone stockée et permet donc indirectement d’éviter l’émission de gaz à effet de serre, qu’aurait provoquée le recours aux énergies fossiles.
POUR UNE GESTION DURABLE
Une bonne gestion de la forêt est donc garante de la préservation de la biodiversité et contribue aux équilibres écologiques.
C’est une priorité des forestiers d’aujourd’hui. En juin 2006, la France a adopté son nouveau « Programme forestier national» décennal, au sein duquel le « plan d’action forêt » vise à renforcer une gestion forestière durable, respectueuse de la bio-diversité. Tous les professionnels de la filière forêt-bois ont été associés à l’élaboration de ce plan.
Un patrimoine entretenu et géré par des hommes.
Du sylviculteur au vernisseur, la filière bois emploie en France quelque 430 000 personnes, en majorité en milieu rural. Leur rôle est d’entretenir, gérer et valoriser la forêt.
Les forêts françaises s’accroissent chaque année de 87 millions de mètres cubes de bois. L’exploitation forestière permet de récolter une partie de cette masse végétale. Elle assure également l’entretien des forêts et le remplacement des arbres les plus vieux. Dans l’ensemble de la filière bois, on distingue donc les métiers de la forêt et ceux des industries dites de « première » et « deuxième transformations ».
LES MÉTIERS DE LA FORÊT
La forêt n’est pas un sanctuaire. Elle a besoin de l’intervention de l’homme pour croître et se renouveler.
Sylviculteurs, techniciens forestiers, agents forestiers, ingénieurs forestiers sont les gestionnaires des espaces forestiers. Ce sont eux qui décident des aménagements, plantent, essartent…
Ils cultivent et entretiennent la forêt dans le respect de ses équilibres écologiques.
Ils accueillent aussi le public pour toutes les activités de loisirs en forêt. Les bûcherons, quant à eux, abattent les arbres, coupent leurs branches et leur tête pour en conserver le tronc (la grume). Le débardeur prend le relais : il sort les grumes de la forêt pour les déposer sur le bord de la route. Un véhicule adapté, un grumier, les transporte jusqu’à la scierie.
LES MÉTIERS DE LA PREMIÈRE TRANSFORMATION
Dans la scierie, le bois est trié sur le « parc à grumes », puis débité sur la « chaîne de sciage ». La moitié de cette matière première va servir à alimenter l’industrie du papier (pâte à papier), du panneau (le bois est fractionné, ses particules sont déchiquetées, puis mélangées à de la colle et pressées à chaud) et du bois de chauffage. L’autre moitié est préparée en différents formats (planches, madriers et bastaings) pour les industries de seconde transformation.
En définitive, il n’y a aucun gaspillage : rien ne se perd !
LES MÉTIERS DE LA SECONDE TRANSFORMATION
Après une première transformation en scierie, une partie du bois est valorisée par les industries de l’ameublement, de la menuiserie, de la construction et de l’emballage. Le bois connaîtra alors des destins variés. Il pourra devenir meuble, parquet, lambris, charpente, instrument de musique, caisse, cageot… Les industries de seconde transformation fournissent des matériaux prêts à l’emploi aux artisans tels que les menuisiers, les ébénistes, les agenceurs et les monteurs (qui posent parquets et panneaux).
Petit lexique du bois
■ Bastaing, madrier : planches épaisses, produits de la première transformation du bois.
■ Essarter : arracher et brûler les broussailles après le déboisement.
■ Grume : arbre abattu auquel on a enlevé les branches et la tête.
■ Lambris : assemblage de lames de bois destiné à recouvrir un mur ou un plafond.
■ Parquet : assemblage de lames de bois destiné à recouvrir le sol.
La forêt joue un rôle fondamental dans la préservation de la biodiversité et des équilibres écologiques. Mais elle a aussi un poids économique important, car le bois est utilisé de nombreuses manières.
LA TROISIÈME SOURCE D’ÉNERGIE EN France
Le bois est la plus ancienne source d’énergie pour se chauffer. Aujourd’hui encore, en France, une maison individuelle sur deux utilise le bois à cet effet. Environ 40 millions de mètres cubes de bois sont brûlés chaque année, ce qui en fait la troisième source d’énergie en France. Une énergie renouvelable, puisque la forêt s’accroît en permanence, et écologique, puisque la combustion du bois se contente de libérer le carbone qu’il avait stocké.
LE BOIS DANS L’HABITAT
Si l’on connaît bien l’utilisation du bois pour les charpentes des maisons, aux États-Unis et dans les pays scandinaves, de très nombreuses maisons sont entièrement construites en bois. Ce type de construction est beaucoup moins fréquent en France - hormis en montagne, avec les traditionnels chalets - mais il tend à se développer depuis quelques années. Le bois présente, en effet, de nombreuses qualités qui en font un matériau écologique, adapté à la construction de maisons : il est très résistant et c’est un bon isolant thermique et phonique. Et contrairement à une idée reçue, il ne craint pas plus le feu que d’autres matériaux. Ce matériau traditionnel est donc aussi un matériau d’avenir. Dans la maison, le bois est également présent : on l’utilise pour les revêtements de sols (parquets), des murs et plafonds (lambris) et pour les huisseries (portes et fenêtres).
LE BOIS DANS L’AMEUBLEMENT
Le bois est très largement utilisé dans l’ameublement. Du placard en contreplaqué à la table en pin massif, du tabouret au lit, on trouve toutes les gammes et toutes les formes de meubles.
LA PÂTE À PAPIER
Pour fabriquer de la pâte à papier, on broie le bois et on le mélange à de l’eau. Le bois utilisé par l’industrie papetière provient des coupes d’entretien de la forêt (75 %) et des chutes du sciage (25 %). On parle de « sous-produits de la forêt », qui trouvent ici une valorisation idéale. Notons-le : il est donc faux de dire que la fabrication de papier détruit la forêt ! En 2005, l’industrie papetière française a ainsi utilisé8,6 millions de tonnes de bois provenant des forêts françaises. L’essentiel du papier (60 % du tonnage total) est produit à partir de vieux papiers recyclés.
LA TONNELLERIE
C’est une utilisation du bois à laquelle on ne pense pas forcément, mais en 2003, la fabrication de barriques et de tonneaux, dans lesquels on stocke le vin pour le faire vieillir, représentait un marché de 292 millions d’euros. 70 % de cette production est exportée, essentiellement aux États-Unis, en Italie et en Australie.
De la graine à la récolte : la vie d’un arbre
Une sortie en forêt est l’occasion idéale pour observer les différentes étapes de la croissance des arbres. On pourra aussi y récolter des graines pour les faire germer.
1. Les graines
Chaque type d’arbre est porteur de sa propre graine. C’est à l’automne que l’on peut s’en procurer, soit en les récoltant dans la forêt, soit en demandant au forestier.
Les résineux : leurs graines se trouvent à l’intérieur des cônes, pour le sapin, ou entre les écailles des pommes de pin.
Les feuillus : la graine du chêne s’appelle le gland (un mets dont raffolent les sangliers !), celle de l’orme la samare, celle du noisetier… la noisette, bien sûr, celle du hêtre la faine. Celle-ci a une caractéristique étonnante : pour germer, elle doit avoir subi un « coup de froid ». Si vous ramassez des faines, il vous faudra les mettre quelques jours au réfrigérateur, sinon elles ne germeront pas ! Si vous plantez plusieurs graines ensemble, vous constaterez peut-être un phénomène de concurrence entre elles. Par exemple, en mélangeant des glands et des graines de charme, vous verrez que le charme pousse plus vite. C’est une espèce dite « envahissante ».
Malgré ce qu’on pourrait croire, le puissant chêne a du mal à se battre à la naissance, quand son espace vital est déjà occupé !
Certaines graines ne germeront jamais. On les appelle les « graines vaines ».
On distingue plusieurs stades de croissance des arbres en forêt.
■ La graine germe (on dit qu’elle « lève ») à partir du printemps. Pendant l’hiver, en effet, la nature traverse une période de ralentissement que l’on appelle la dormance. Les graines sont en veille et attendent des conditions climatiques plus clémentes pour germer.
■ Au stade du fourré (ou gaulis), les arbres ont déjà poussé. Ce jeune peuplement constitue un buisson serré de petits troncs. Il est alors nécessaire de les sélectionner et d’en éliminer certains pour permettre aux autres de se développer dans les meilleures conditions. On procède donc à « l’éclaircie ».
■ Le sylviculteur choisira ensuite les meilleurs arbres : les « arbres d’avenir ». Tout le reste de l’année, il va continuer d’éliminer des concurrents, pour faire en sorte que ces arbres aient assez de lumière pour grandir. C’est le stade d’amélioration.
■ Au bout de longues années, le sylviculteur fera faire des graines à ces arbres. Une fois que les jeunes pousses seront apparues, on abattra les vieux arbres pour les vendre.
Combien de temps ?
Les cycles de croissance des arbres sont très longs : ils se comptent en dizaines d’années ! Ainsi, pour le chêne, il s’écoule entre 150 et 200 ans entre le moment où la graine germe et le moment où on l’abat. Pour le mélèze, 120 à 140 ans. Pour le hêtre, environ 100 ans. Pour le sapin ou l’épicéa, de 90 à 100 ans. Pour le frêne et le charme,une soixantaine d’années.
