Histoire
Histoire de Menuisier…
Selon la légende, les charpentiers et les menuisiers remontent à la construction du temple du roi Salomon.
A l’origine, il est probable qu’ils étaient réunis sous la même terminologie de « charpentiers ». Ce n’est que vers le XIVème siècle qu’un arrêt rendu le 4 septembre 1382, augmentant le statut des « huchiers » ordonna qu’on distinguerait à l’avenir ces artisans en les qualifiant de « menuisiers » du mot « minaturus » signifiant : ouvrier travaillant à de menus ouvrages. Jusque là, ils étaient confondus sous le terme général de charpentiers avec le qualificatif de « charpentiers de petite cognée », par opposition aux « charpentiers de grande cognée ».
Cette distinction entre les deux métiers s’est accélérée avec le perfectionnement des outils des « charpentiers à la petite cognée ». L’origine de cette évolution du métier est à rechercher dans l’apparition de l’art ogival. Aujourd’hui, on parlerait sans doute de rupture technologique.
Aux maçonneries compactes et pesantes, l’art ogival substitua des piliers espacés, reliés entre eux par des arcs en tiers point qui formaient une ossature extrêmement solide, dont on garnit après coup les interstices avec de légers murs de remplissage.
Les « charpentiers de petite cognée » s’inspirèrent de cet art ogival dès lors que leurs outils se furent perfectionnés et qu’ils purent apprêter correctement leurs bois. Les « huchiers » , les « escriniers » ou les « fustiers » cessèrent de fabriquer les parois de leurs coffres avec des planches simplement équarries, taillées d’une seule pièce et consolidées par des armatures métalliques. S’inspirant des architectes des cathédrales, ils construisirent des cadres constitués de pièces de bois plus fines, bien calibrées et solidement assemblées par tenons et mortaises. Dans la succession de cadres qui composaient cette membrure, ils embrevaient des panneaux plus minces qui jouaient le rôle des murs de remplissage. Cette révolution dans l’art de l’assemblage explique l’apparition des menuisiers qui avaient su donner aux « menus ouvrages » leurs lettres de noblesse !
Les charpentiers quant à eux ont réussi à transmettre leur savoir-faire tout au long des siècles grâce à la science du trait.
Le trait est la géométrie graphique du compagnonnage. Il permet de décrire sur un seul plan, à l’aide de lignes et de courbes, sans utiliser aucun chiffre, nombre ou équation, les volumes et leur interpénétration dans l’espace. Cette géométrie d’un genre particulier trouve ses sources dans la géométrie d’Euclide. Le trait fût perfectionné au XIIème siècle par les moines de l’abbaye de Citeaux.
Le trait est à l’origine de tous les chefs d’oeuvre des charpentiers. Il a permis des réalisations époustouflantes par leur audace et leur légèreté. Le trait a été un outil de communication qui a permis de transmettre, au-delà des barrières de la langue et des générations, la vision des bâtisseurs de cathédrales et les savoir-faire pour réaliser les ouvrages que nous admirons encore de nos jours.
Aujourd’hui, les charpentiers conçoivent leurs ouvrages à l’aide de logiciels de dessin qui peuvent ensuite piloter des machines de taille à commande numérique. Là aussi, il s’agit d’une rupture technologique qui fait du métier de charpentier, un métier innovant !
Le charpentier – Encyclopédie de Diderot et D’Alembert
Historique
La menuiserie est issue du savoir faire d'hommes ayant marqué de leurs empreintes des ouvrages qui ont traversé les siècles.
La menuiserie n'était pas considérée comme une profession, mais faisait partie des savoir-faire des charpentiers, ébénistes et tapissiers. C'est en 1382 que menuisiers et charpentiers deviennent deux professions à part entière par un arrêté royal. Plus tard, en 1467, les menuisiers estampent leurs ouvrages afin de les distinguer des tapissiers.
C'est l'utilisation de pièces de bois plus fines qui ont beaucoup moins tendance à travailler et à se fendre que les grandes planches épaisses et lourdes, qui a donné naissance à la Menuiserie.
Malgré cet essor de la menuiserie mixte, cette matière noble et vivante qu'est le bois n'est pas mise à l'écart, bien au contraire. Les évolutions des produits de préservation et des techniques de mises en oeuvre font du bois, un matériau de plus en plus performant dans la menuiserie. (Menuiseries basses énergies). Les essences les plus communément utilisées en menuiserie sont le chêne, le sapin, le pin sylvestre, l'épicéa et le mélèze.
Les entreprises réalisent et posent les portes d'entée, les fenêtres (battantes, oscillo-battantes), les volets (pleins, persiennes), en bois.

