La nouvelle réglementation thermique - HQE KEZACO ?

reglementation_thermique1Lancée en 2005 et applicable depuis le 1er septembre 2006, la nouvelle réglementation thermique (RT) est une étape dans l'amélioration des performances énergétiques des bâtiments neufs. Objectif : consommation réduite de 40 % en 2020.
Le bâtiment est un gouffre énergétique. Il représente plus de 40 % de la consommation nationale et 20 % des émissions de gaz carbonique. La réduction de la consommation d'énergie, dans la continuité du plan Climat, constitue une urgence. C'est la raison d'être de la réglementation thermique 2005 (RT 2005) qui s'applique sur tous les bâtiments neufs, résidentiels ou tertiaires.
La RT 2005 reprend la structure de la RT 2000 mais en durcit les exigences quant aux performances minimales requises en matière d'isolation, chauffage et ventilation.
Les économies d'énergie concernent principalement l'isolation thermique qui doit être sensiblement améliorée par rapport à 2000 tandis que le chauffage doit favoriser les chaudières basse température ou à condensation ou encore les solutions utilisant les énergies renouvelables comme les chaudières à bois. Par ailleurs le solaire thermique est retenu comme référence pour l'eau chaude sanitaire.
Concernant le confort d'été, les principes bioclimatiques d'orientation sont valorisés.
Ainsi, en maison individuelle, la référence choisie correspond à une habitation dont les baies sont orientées au sud mais protégées par des volets ou une haie.
Le principe : d'une part, favoriser l'impact des apports solaires gratuits en hiver et d'autre part, les limiter en été.

 

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VERS UNE AMELIORATION CONSTANTE ?

Des conseils, mais pas de diktat. Comme par le passé, la nouvelle réglementation laisse au maître d'ouvrage une liberté d'innovation. Il peut utiliser les matériaux et les équipements de son choix, sous réserve d'être plus performant que la norme exigée. Et cela ne fait que commencer.
Le programme de Recherche sur l'Energie PREBAT, mis en place par le gouvernement depuis juillet 2004, ambitionne de développer et d'améliorer encore les économies d'énergie dans le bâtiment. En attendant de nouvelles solutions techniques, les labels de haute performance énergétique, " HPE " et " THPE " indiquent d'ores et déjà les constructions dont les consommations conventionnelles sont respectivement inférieures de 10 % et 20 % aux consommations de référence.

HQE KEZACO ?

La démarche HQE ou Haute Qualité Environnementale, consiste pour les constructeurs à édifier des bâtiments ou à concevoir les travaux de rénovation selon les principes du développement durable.
La démarche HQE, qui est née dans les années 1990, entend créer une architecture nouvelle à la fois écologique et confortable. Pour parvenir à cet objectif ambitieux, les matériaux choisis respectent les ressources naturelles, leur mise en œuvre tient compte le plus possible de l'impact environnemental (transport, valorisation, traitement) et bien entendu, la conception du bâtiment s'attache à réaliser des économies d'énergie.
reglementation_thermique3Lors de sa mise en place, la norme HQE n'a été appliquée que par les collectivités dans le cadre de la construction de bâtiments public, comme de nombreux collèges et lycées. Aujourd'hui, elle s'étend au secteur privé et les constructeurs de maisons neuves sont pleinement acteurs du projet. Dans la rénovation, la démarche passe par l'établissement d'un bilan d'amélioration avant d'attaquer la réhabilitation énergétique proprement dite. Des aides financières s'appliquent aussi bien aux réhabilitations qu'aux constructions neuves.

VERS UNE CERTIFICATION HQE

Les promoteurs d'habitat collectif et individuel groupé peuvent désormais afficher leur engagement en matière d'environnement. Pour cela, ils devront obtenir la certification NF Logement Démarche HQE auprès de l'organisme Afaq Afnor Certification qui en a approuvé le référentiel le 6 décembre dernier. A charge pour les promoteurs de tenir compte des directives et d'intégrer le management environnemental dans toutes leurs opérations.
Véritable éco-label, cette certification garantit une qualité à la fois technique et envi-ronnementale.
Développée avec le soutien de l'association HQE, elle définit 14 points regroupés en quatre familles : éco-construction, éco-gestion, confort et santé.
Chaque cible est ensuite être évaluée selon son niveau de performance : Base (B), Performant (P), Très Performant (TP). Trois cibles minimums devront relever de TP tandis que le poste " gestion de l'énergie " devra obtenir au moins le niveau P.
Cette première certification en matière de construction pourrait prendre un jour une envergure non plus française mais européenne.

Liens :

  • Mission interministérielle de l’effet de serre, impacts potentiels du changement climatique en France au XXIe siècle, disponible sur http://www.effet-deserre.gouv.fr/fr/savoir/impact.htm
  • Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, www.ademe.fr
  • Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution des climats, www.ipcc.ch
  • Le site de Jean-Marc Jancovici sur le réchauffement planétaire, www.manicore.org
  • L’Agence locale de l’énergie MVE, www.agence-mve.org

Agir : les énergies renouvelables

Les énergies fossiles ont énormément contribué à l'amélioration de la productivité des industries et du confort des populations occidentales. Intimement liées au développement, elles sont néanmoins sources de pollution et accentuent le phénomène de réchauffement climatique. Aujourd’hui,
dans un contexte mondial d’explosion démographique et de croissance économique, les besoins énergétiques augmentent.
Les énergies renouvelables apparaissent alors comme une alternative intéressante pour préserver à la fois le confort des êtres humains et l’environnement. Ressources naturelles, elles sont capables de générer de l’énergie grâce aux technologies développées par les hommes ; leur impact sur l’environnement est faible et elles ne sont pas menacées d‘épuisement.
L’hydroélectricité, l’énergie éolienne, le solaire photovoltaïque, les biocarburants… constituent autant d’énergies renouvelables utilisant le soleil, l’eau, le vent et d’autres produits végétaux.

Objectifs pour l’utilisation d’énergie renouvelable en France

L’Union européenne souhaite lutter contre le réchauffement climatique et renforcer la sécurité de l'approvisionnement énergétique de l'Europe. L’objectif qu’elle a fixé pour la France est que la part de l’électricité produite à partir de sources d’énergies renouvelables atteigne 21 % de la consommation brute en 2010.

Canicule, tempêtes, fonte des glaces… Le climat se dérègle ! Le réchauffement climatique se fait sentir sous toutes les latitudes, au quotidien. En France, alors que l'automne 2006 a été le plus chaud sans doute jamais vécu depuis plusieurs siècles, les températures d’hiver ont été exceptionnellement douces.

La température moyenne a augmenté en France métropolitaine de 1°C au cours du XXe siècle et la tendance s’accélère : un réchauffement supplémentaire de 1,7 à 4 °C est annoncé pour 2100. L’accentuation de l’effet de serre est une manifestation de ce dérèglement.

Les répercussions des activités humaines sur l’effet de serre

L’effet de serre est un phénomène naturel nécessaire à la vie sur terre : une partie du rayonnement solaire est retenue
par une enveloppe de gaz naturellement présents dans l’atmosphère. C’est ce qui assure à la planète une température
moyenne d’environ +15 °C. Sans l'effet de serre, la température terrestre moyenne serait de –18 °C.
Du fait de l’accumulation de gaz à effet de serre « non naturels », provenant par exemple de la combustion des hydro-carbures servant aux transports, le « toit gazeux » de la Terre, initialement protecteur, devient de plus en plus dense et retient dans l’atmosphère une part trop importante du rayonnement infrarouge solaire. C’est ce qui provoque le réchauffement climatique.
La communauté scientifique admet aujourd’hui que l’essentiel du réchauffement est dû aux gaz à effet de serre émis par les activités humaines. Le groupe d’experts intergouvernemental sur l'évolution du climat a pour mission d’en évaluer les manifestations et les impacts. Réuni à Paris en début d’année, il avertit que le changement climatique est l'un des nombreux symptômes d'une planète mise en danger par nos activités ; depuis l'avènement de l'ère industrielle, la consommation massive d'énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel) des secteurs de l’agriculture, de l’industrie,
des transports et de l’habitat a produit plus de CO2 que ne peuvent en absorber les océans et les plantes. Le CO2 en excès s'est accumulé en grande quantité dans l'atmosphère, entraînant une augmentation de la concentration de gaz à effet de serre.

L’engagement des États

Le 11 décembre 1997, les pays industrialisés ont signé le protocole de Kyoto, qui vise à limiter les émissions de gaz à effet de serre aux pays industrialisés. L’objectif est de réduire de 5,2 % pour la période 2008-2012 le niveau global d’émission par rapport à celui de 1990. Chaque pays doit ainsi mettre en place un plan concernant l’ensemble des secteurs émetteurs de gaz à effet de serre et doit respecter les objectifs qui lui sont fixés dans le cadre du protocole. À ce jour, 156 pays l’ont ratifié, à l’exception notable des États-Unis et de l’Australie.
En 2004, les émissions des pays occidentaux, loin de se réduire, ont augmenté de 11 % depuis 1990, année de référence. Avec – 0,8 %, la France tient les objectifs de stabilisation des émissions qui lui ont été assignés dans le cadre du protocole de Kyoto. Les États-Unis, le Portugal et l’Espagne, avec respectivement + 16 %, + 49 %, + 41 %, ont vu leurs émissions de gaz à effet de serre exploser.

Conséquences pour la planète ?

Amateurs des beaux jours, nombreux d’entre nous plaideraient volontiers en faveur d’un ou deux degrés de plus toute l’année… Cependant, un tel réchauffement pourrait se traduire par des bouleversements extrêmes, voire irréversibles : élévation du niveau des mers, famines, crues et sécheresses, précipitations, modification des courants marins, fonte des glaces… D’ici à 2100, 50 millions de personnes dans le monde, victimes de ces dérèglements, pourraient devenir des « réfugiés climatiques ».

Agir : les énergies renouvelables

Les énergies fossiles ont énormément contribué à l'amélioration de la productivité des industries et du confort des populations occidentales. Intimement liées au développement, elles sont néanmoins sources de pollution et accentuent le phénomène de réchauffement climatique. Aujourd’hui,
dans un contexte mondial d’explosion démographique et de croissance économique, les besoins énergétiques augmentent.
Les énergies renouvelables apparaissent alors comme une alternative intéressante pour préserver à la fois le confort des êtres humains et l’environnement. Ressources naturelles, elles sont capables de générer de l’énergie grâce aux technologies développées par les hommes ; leur impact sur l’environnement est faible et elles ne sont pas menacées d‘épuisement. L’hydroélectricité, l’énergie éolienne, le solaire photovoltaïque, les biocarburants… constituent autant d’énergies renouvelables
utilisant le soleil, l’eau, le vent et d’autres produits végétaux.

Objectifs pour l’utilisation d’énergie renouvelable en France

L’Union européenne souhaite lutter contre le réchauffement climatique et renforcer la sécurité de l'approvisionnement énergétique de l'Europe. L’objectif qu’elle a fixé pour la France est que la part de l’électricité produite à partir de sources d’énergies renouvelables atteigne 21 % de la consommation brute en 2010.

Voir l’exposition « La maison économe », Comité de liaison des énergies renouvelables : www.cler.org

La maison voit la vie en Vert !

L’habitat de demain sera-t-il vert ? Pour vivre aujourd’hui chez soi de façon durablement et solidairement en symbiose avec son environnement, de nouvelles alternatives éco innovantes répondent à cette préoccupation du bâtir sain pour se sentir bien.

La construction d’habitat utilise un sixième des ressources mondiales en eau douce, deux cinquièmes des combustibles fossiles et des produits manufacturés. La quantité d’énergie et les déchets générés sont importants. PVC et béton armé se recyclent mal. L’éther de glycol des peintures et vernis, le formaldéhyde des moquettes, l’amiante… Tous ces composants nocifs sont aujourd’hui traqués. Et nos concitoyens sont sensibilisés : près de la moitié d’entre eux considèrent que les labels de qualité d’isolation et de performance énergétiques peuvent influencer leur décision dès l’achat ou la construction de leur prochain logis même si ce choix leur coûte un peu plus cher.
La maison écologique est à la traîne dans l’hexagone, à côté de certains de nos voisins qui font figure de pionniers. Pourtant, le mouvement est enclenché, nécessité obligatoire. Car la maison bio est une opération gagnante entre le confort et l’environnement. Elle se doit d’être constituée de matériaux sains, dont la mise en œuvre n’entraîne pas une déperdition trop importante de CO² ou l’application de substances toxiques. Sa conception repose sur un plan compact qui bénéficie d’une inertie en énergies renouvelables, économise l’eau et tend vers l’autosuffisance.

Objectif Terre Propre.

La prise de conscience collective de l’urgence écologique a multiplié les mesures législatives. Loin des premiers essais écolo tendance flower-power, l’effort commun est rationalisé. Qu’on en juge : la réglementation thermique 2005 (RT 2005) améliore les objectifs de la RT 2000, et certains constructeurs ambitionnent déjà de répondre aux normes encore durcies de la prochaine RT 2010. Car tout s’accélère. Le label de haute performance énergétique HPE est désormais concurrencé par le label de très haute performance, THPE. L’estampille Haute qualité environnementale auquel doivent désormais souscrire les constructeurs verts, constructeurs verts, constitue sans aucun doute une nouvelle étape vers l’habitat respectueux de l’environnement. Une harmonisation des devoirs et des engagements à l’échelle européenne n’appartient certainement par un futur très lointain. En attendant la démarche de labellisation permet sans aucun doute aux candidats à la maison écologique de faire le tri entre le bon grain et l’ivraie.

Construire son habitat écologique et mettre en place des installations plus respectueuses de l’environnement chez soi à un prix, même si des aides et crédits d’impôt interviennent. Alors certains pionniers font preuve d’imagination et … de solidité pour concevoir de manière simple et astucieuse une maison écologique et défier toute concurrence quant au prix de revient des matériaux… Très économique en matière de chauffage, la maison est conçu comme un unique grand capteur solaire et se passe d’une technicité complexe.

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